Accueil Date de création : 23/10/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 14:20 / 74 articles publiés

J - 2  posté le samedi 25 octobre 2008 20:02

Blog de fabetlulu :Adieu bretzels... Hi donuts !, J - 2

Fabien's speaking :

Plus que 2 nuits en France avant le grand départ... Ce soir c'est vérification et revérification des valises, pas franchement passionnant mais plutôt rassurant.

Au programme pour demain, voyage vers Paris, visite du métro / RER avec les valises, et nuit à l'hôtel sous les avions qui décollent et atterrissent. {#}

Et lundi matin c'est parti avec United Airlines ! {#}

Décollage à 10h45 de Roissy CDG, une escale de 3h à Washington (14h30 - 17h30 heure locale), où on tentera surement une acrobatique "pause pipi du chat", puis direction San Diego où on arrivera à 20h05 heure locale... mais 5h du matin pour nos pauvres organismes fatigués puisqu'il y a 9h de décalage horaire... dur... {#}

Heureusement nous n'aurons pas à chercher où passer la nuit, le TSRI (ou "Scripps", mon labo) a déjà organisé notre arrivée et nous paye généreusement l'hôtel, et pas n'importe quel hôtel... le Marriott {#} . Si c'est aussi classe que ce qu'ils montrent sur internet on en parlera surement dans le prochain message.

 

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J - 1 : arrivés à Paris  posté le dimanche 26 octobre 2008 23:10

Arrivés à Paris CDG en fin d'après-midi, nous avons cherché, avec les parents de Lucile, notre hôtel "première classe". En bons campagnards, nous sommes entrés dans le premier trouvé (déchargement des 6 bagages et du chat) pour s'entendre dire après quelques minutes d'attente qu'il y a plusieurs hôtels "première classe" et que le nôtre est encore à 5min de route (rechargement des 6 bagages et du chat). Et c'est reparti pour un tour dans Roissy pour enfin trouver le bon hôtel (redéchargement des 6 bagages et du chat).

Et là, Ô joie, on a le wifi ! Même Alcyne n'a pas trop l'air traumatisée, on croise les doigts pour l'avion demain...

Merci à Elisabeth, Daniel et Béber pour leur aide !

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Le (long) voyage  posté le mercredi 29 octobre 2008 03:57

Fabien's speaking :

Lundi matin, debout 6h, pour avoir le temps de réorganiser les valises (c'est que c'est vachement volumineux un bac à litière...) et de tester le petit dèj' de l'hôtel (mouais... pas top). Il pleut beaucoup dehors mais la navette vient nous chercher devant la porte...

Devant les guichets d'enregistrement de United Airlines on nous propose déjà de prendre un avion le lendemain en échange d'un remboursement partiel, ce qui ne nous rassure pas vu qu'on doit encore payer pour le billet du chat. Finalement tout va bien, même s'il m'a fallu 10 min pour vider et reranger mon sac photo/ordi devant  la madame de la sécurité ("et ça c'est quoi ? - Un objectif. - Et ça ? - Un autre objectif. - Et celui là ? - Vous me croirez jamais... {#} )

Dans le premier avion, bonne surprise, il n'y a pas de sièges devant nous et on a donc plein de place pour installer la cage de la minette. Elle n'a rien dit pendant tout le trajet (8h30) !

On a eu droit à un snack au goût de nostalgie :

mais aussi à un plateau repas... Et là on se dit que les gens critiquent souvent facilement. Certains diront que la bouffe d'avion est dégueulasse, d'autre prétendront que la bouffe américaine est pire, United Airlines met tout le monde d'accord en inventant le pire du pire : la bouffe d'avion américaine. On a même eu du mal à reconnaître le pseudo-poulet du plat.

Arrivés à Washington Dulles on passe par la douane... Le temps de récupérer nos bagages, d'apprécier la finesse d'esprit et l'amabilité débordante des douanier américains, les bagages sont directement renvoyés en correspondance. Zut... il y avait la litière dedans, ce qui maintenant compromet assez l'opération "pause pipi du chat". Même pas peur, on se dit que sous la pression (sens propre et figuré) elle aura bien quelque réminiscence de son éducation passée :

Mais le manque d'intimité des toilettes d'aéroport ont eu raison de cette belle éducation, dommage, mimine fera le reste du voyage la vessie pleine...

Le problème c'est que le reste du voyage comporte encore 2h d'attente à Washington presque 6h de vol et, surprise de dernière minute, 2h de retard au décollage...{#} Cette fois-ci nous sommes comprimés entre 2 rangées de sièges et le vol parraît bien long à Alcyne qui commence à se demander si elle a pas pris perpet' dans sa cage molle... Heureusement nous avons sympathisé avec Lin, notre voisin de rangée, qui nous a spontanément proposé son aide pour nous indiquer les bons coins à connaître dans San Diego.

On atterri enfin, en plein centre-ville. C'est très impressionnant de voir les immeubles si proches. Tout s'est alors passé très vite, les bagages sont arrivés tout de suite et pas de douane. Il fait nuit mais on devine un temps assez humide de brouillard, même s'il ne fait pas froid. Le temps de prendre un taxi nous voici à l'hôtel, ou plutôt la résidence puisque nous découvrons un vrai petit studio :

On a même un lave-vaisselle !!!

Le temps d'envoyer 2-3 mails nous tombons de sommeil... Il est 23h ici mais 7h du mat' pour nos petits cerveaux embrumés...

PS : il y a d'habitude 9h de décallage horaire entre la Californie et la France mais les américains passent à l'heure d'hiver le premier dimanche de novembre, donc ce ne sera que 8h cette semaine.

 

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Premier jour à San Diego !  posté le mercredi 29 octobre 2008 04:40

Fabien's speaking (again, Lulu fait sa timide) :

Le décalage horaire se fait bien sentir, nous sommes debout à 6h du matin, en pleine forme.

Direction breakfast à 7h et là... Ô miracle... un buffet royal avec un choix monstrueux. Il faut se rendre à l'évidence, on ne pourra jamais tout goûter. Ce sera (principalement) gauffres et pancakes pour Lucile, tacos mexicains au boeuf et omelette pour moi. Mais soyons francs, tout n'était pas excellent... je suis très content d'avoir essayé le porridge (une sorte de glue sans goût et  qui annihile même celui du sirop d'érable... effrayant) mais il faudra me payer pour recommencer. {#}

Pas un nuage dans le ciel. La navette de l'hôtel nous emmène au Scripps Research Institute (mon labo) où nous sommes accueillis très chaleureusement. Je ne vais pas décrire la vue que l'on peut avoir des bureaux et de la salle café, une photo arrivera bientôt...{#}

Et c'est parti pour plusieurs heures de "paperwork"... formulaires du labo, International office, Human Resources, Parking Office, Bank (2h) et surtout la cerise sur le gâteau : la fameuse Social Security Card (SSC), indispensable pour tout résident sur le sol américain. Le numéro qui y figure est une véritable immatriculation et il est souvent demandé pour les paiements importants (loyer, voiture, téléphone portable...). Le problème c'est qu'il faut aller de l'autre côté de la ville (et San Diego est un peu plus grand que Strasbourg...) pour demander cette carte.

C'est là que l'on remercie la géniale organisation de Janette, la secrétaire de l'équipe Rebek... Elle a instauré une coutume très pratique pour les nouveaux arrivants : le dernier arrivé au labo accompagne le nouvel arrivant pour demander sa SSC. C'est donc Stephan, un post-doc allemand arrivé en septembre, qui nous a emmené au Social Security Office :

Le trajet n'était pas désagréable... Avec les 26° extérieurs la décapotable est très appréciable... mais bon Lulu n'en veut pas, il parraît que ça emmêle les cheveux... moi j'ai pas trouvé.

Stephan nous a finalement montré les quartiers sympas du coin, et nous a emmenés au labo de Lucile, pas très loin du Scripps, dans le même bâtiment que le prix Nobel de Chimie 2008, Roger Tsien !

Encore une fois super accueil mais il est un peu tard pour que Lucile puisse remplir les formulaires administratifs... Nous rentrons à pied à l'hôtel en profitant du temps superbe.

Ce soir c'était "free diner" avec un buffet... raisonnable. J'ai au moins découvert une bière locale, la "firehouse", une ambrée assez bonne qui n'a rien à voir avec la "Bud Light" nationale...

 


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Les frenchies sont lachés dans San Diego  posté le jeudi 30 octobre 2008 03:36

Fabien's speaking :

Le décalage horaire (jet lag) se fait encore un peu sentir et nous sommes réveillés à 6h du matin... Heureusement le petit dèj est toujours aussi gargantuesque.

Première mission de la journée, trouver une voiture à louer pour pouvoir se déplacer "facilement" dans San Diego. Il y a de tout comme agences de location mais les moins chères sont loin et le peu d'économies effectuées seraient perdues dans le coût du taxi pour y aller. Heureusement, la charmante conductrice de la navette de la résidence, une femme à forte carrure et à poigne, a appelé pour nous l'agence la plus proche pour faire appliquer les tarifs les plus bas {#} . Et nous voici en possession d'une Chevrolet Cobalt (le degré d'oxydation n'est pas précisé) flambant neuve !

Bon, c'est 10 fois trop gros pour nous mais il n'y avait pas plus petit. Le vrai gros changement c'est la boîte automatique... Déjà le pied gauche cherche désespérément la pédale d'embrayage, pour ne trouver avec surprise qu'une pédale de frein surdimensionnée. La levier de vitesse est également assez déroutant mais on cerne vite l'utilité des 4 principales positions :

P : comme Parking, c'est un point mort avec blocage des roues.

R : comme Reverse, c'est la marche arrière.

N : comme Neutral, c'est un point mort.

D : comme Drive, c'est pour avancer.

En position R et D, lorsqu'on lache le frein, la voiture avance au ralenti et il suffit alors d'accélérer, sans se poser de question, pour rouler. Mais c'est tout de même franchement frustrant de ne pas débrayer pour s'arrêter.

Une fois le bolide en main, nous décidons de régler le problème du téléphone et nous nous dirigeons vers un centre commercial pour trouver une agence at&t (et non pas "eighty aunty" comme initialement compris {#} ). Non sans mal pour comprendre les démarches demandées, nous voici maintenant reliés au monde civilisé grâce à 2 "cell phones" identiques mais dont les numéros ne varient que d'une unité. Ce qui est bien c'est que l'on peut s'appeler gratuitement l'un l'autre, ce que nous n'avons pas manqué de faire une fois sortis de la boutique...

Parmis les urgences ne reste plus que la litière du chat... Ca tombe bien, nous apercevons un "Pet Smart" (chers francophones purs, cela n'a rien à voir avec une flatulence distinguée). Mais là problème, trop de choix à l'intérieur et nous sommes obligés de demander à un vendeur quelle litière est bien agglomérante... c'est pas facile quand on ne possède pas le vocabulaire technique mais nous repartons finalement avec "the best litter ever".

Une telle victoire s'arrose, d'autant plus qu'il fait bien 26-27 degrés à l'ombre {#} . Nous cherchons donc un supermarché pour acheter de l'eau (au passage, celle du robinet est absolument ignoble). Le premier supermarché trouvé, un "Whole Foods" est spécialisé dans la nourriture bio et naturelle... ça rassure. La bonne surprise c'est qu'ils se fournissent dans le monde entier, rendant ainsi accessibles certains produits auquels nous avions déjà renoncé :

Et il y a même du bon fromage bien franchouillard !

Bon, en revanche certains produits "français" nous laissent dubitatifs...

N'ayant pas encore d'appartement nous ne faisons pas de provisions pour le moment mais on reviendra !

De retour à l'hôtel nous nous relançons à la recherche d'un appartement. Ce n'est pas si facile que ça s'il on est un peu exigeant mais ce n'est que le début et nous gardons bon espoir...

 Et pendant ce temps là, il y en a une qui ne s'en fait pas, mais alors pas du tout...

 

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